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... Petits choux et grands décors : le gâteau de mariage au XIXe siècle

Si la pièce montée choux-caramel ne s’est imposée en France que dans les années 1950, le XIXe siècle s’autorisait déjà des desserts alliant créativité et gigantisme. A l’origine de ces œuvres monumentales : la pâtisserie d’art française et le Wedding-Cake anglais.

L’essor du régionalisme et le goût pour le particularisme folklorique des territoires français ont permis, dès les années 1830, la collecte de récits et de tableaux qui nous renseignent sur les noces provinciales. Constitué d’un ensemble de rites de passage marquant l’évolution du statut de la mariée, le mariage intègre le gâteau de préférence avant et après le repas.

Symbole du lien entre les futurs époux, sous forme d’une tarte ronde ou d’une brioche bombée rappelant la nécessaire fécondité de l’épousée, les pâtisseries se déclinent à l’infini selon les ingrédients et croyances locales. Une coutume répandue veut qu’un morceau de gâteau glissé sous l’oreiller permette à la mariée de contempler en rêve le visage du futur époux. Les jeunes filles doivent également accepter de casser le biscuit nuptial sur leur tête et d’en partager les morceaux avec l’assemblée.

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Paul Kaufmann, Le repas de noce, 1902 (BNUS)<br>============================

Paul Kaufmann, Le repas de noce, 1902 (BNUS)
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Un mariage, image d'Epinal, 1856<br>============================

Un mariage, image d'Epinal, 1856
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Urbain Dubois, Grand livre des pâtissiers et des confiseurs (4e édition), 1896<br>============================

Urbain Dubois, Grand livre des pâtissiers et des confiseurs (4e édition), 1896
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